Associés au sein de leur filiale industrielle commune Aliane, Sanders (Avril) et Nealia (Vivescia) ont posé le 12 juillet la première pierre d’une nouvelle usine d’aliments composés humides à Pauvres (Ardennes). Cet outil sera mis en service en juin 2023 et pourra produire 250 000 t par an d’ici 2027, d’après un communiqué. Les deux groupes y investissent « plus de cinq millions d’euros » (M€), dont 1,2 M€ de subventions provenant du plan France relance. « Au total, avec la logistique, le commerce, les achats, le site accueillera dorénavant une quinzaine de personnes », précise le communiqué. Il s’agira de la deuxième usine d’aliments humides de Nealia, sa première plateforme – construite en 2011 et d’une capacité annuelle de 100 000 t d’aliments pour les ruminants – étant « aujourd’hui saturée ».
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L’usine de Pauvres vise trois débouchés : les ruminants, les insectes (40 000 t par an pour l’usine Agronutris de Rethel) et la méthanisation (environ 50 000 t par an). Nealia se revendique « leader sur le marché de l’aliment composé humide », élaboré à partir de coproduits de l’industrie agroalimentaire (écarts de pommes de terre, drèches, son et gluten de blé, etc.). Le site de Pauvres présente l’avantage d’être « proche des bassins de consommation des clients de Nealia sur les 3 marchés (ruminants, méthanisation, insectes) ». Par ailleurs, il est « aussi et surtout proche des " gisements " de matières premières : 75 % des coproduits français émanent de l’agro-industrie de la région Nord-Est », rappellent les deux entreprises.