La part des protéines végétales dans l’alimentation des seniors peut être augmentée de deux tiers (dans la part totale des protéines consommées) sans compromettre leurs besoins nutritionnels, à condition de maintenir une consommation suffisante en produits laitiers et en produits de la mer, rapporte une étude menée par l’Inrae et AgroParisTech, publiée dans la revue The American Journal of Clinical Nutrition le 28 août. En moyenne, dans l’assiette des Français, l’apport en protéines se répartit en un tiers d’origine végétale et deux d’origine animale. À partir de ce constat, les chercheurs se sont penchés sur le cas des personnes âgées de plus de 65 ans. En effet, leurs besoins en protéines et en acides aminés sont plus élevés, et ces composés sont moins présents dans les produits végétaux que dans les produits animaux.
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Afin de garantir un apport adéquat en 34 nutriments et de minimiser le risque de maladies chroniques (diabète, maladies cardio-vasculaires, cancers), les chercheurs ont modélisé différents régimes, plus ou moins végétalisés, à partir des données de l’enquête Inca 3, qui évalue les habitudes de la population française. Leurs résultats montrent toutefois qu’au fil de l’augmentation de la part de protéines végétales, certains nutriments (iode, calcium, fer, vitamines A et B12) sont plus difficiles à équilibrer. Les besoins élevés en protéines peuvent également devenir préoccupants dans les régimes majoritairement végétalisés en raison de la moindre teneur protéique des produits végétaux en comparaison des produits animaux. Aussi, les chercheurs recommandent d’enrichir certains aliments ou de recourir à des compléments alimentaires au-delà de deux tiers de protéines végétales.