Le Conseil national de la transition écologique (CNTE) a publié, le 26 juin sur son site, son avis sur la Snanc (stratégie alimentation, nutrition, climat), élaboré en séance plénière deux jours plus tôt. Une source du secteur associatif décrit à Agra Presse une réunion « assez sereine », avec « des consensus et des compromis », par exemple sur la réduction de la consommation de viande. Sur ce point, la Snanc ne contient pas d’objectif chiffré et le CNTE ne recommande pas d’en fixer un. Cependant, il propose une « formulation plus satisfaisante » selon les associations (qui souhaitaient un objectif chiffré). Dans l’avis, on lit que le CNTE « souligne l’importance d’une alimentation équilibrée et diversifiée […] dans le respect des recommandations alimentaires du PNNS ». Pour rappel, ce Plan national nutrition santé recommande de « réduire sa consommation de viande, en privilégiant la volaille et limitant les autres viandes (porc, bœuf, veau, mouton, agneau, abats) à pas plus de 500 g par semaine », et de « limiter la charcuterie à 150 g par semaine ».
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De plus, le CNTE « recommande que la tendance nationale visée de réduction de la consommation de viande ne se fasse pas au détriment des filières de production françaises mais se traduise par une diminution des importations et une consommation concentrée sur une viande locale, durable et de qualité ». Côté publicité, le CNTE satisfait aussi des associations en recommandant « un travail spécifique sur la publicité », « voire de la réglementer sous certaines conditions et selon les supports », s’agissant des « produits à consommer avec modération au regard de leur impact » (santé, environnement). Il cite l’audiovisuel mais aussi les « espaces publics urbains et ruraux », « arrêts de bus », « panneaux », « vitrines »… L’avis acte « des désaccords entre les membres du CNTE » sur le Nutri-Score, notamment sur le fait de le rendre obligatoire ou non.