Le covoiturage s'étend maintenant au commerce du vin. Œnocar, plateforme numérique de « covoiturage du vin » lancée à l’automne, groupe déjà une soixantaine de vignerons fournisseurs et 200 particuliers inscrits, se répartissant entre « œnoconducteurs » pour une moitié et amateurs pour l’autre.
Les amateurs peuvent profiter du trajet d’un particulier qui va dans un vignoble acheter du vin pour qu’il lui en rapporte un ou plusieurs cartons à lui aussi. Un vigneron peut bénéficier de nouveaux clients qui sont sur le chemin de sa livraison et ainsi mieux remplir sa camionnette. Le conducteur quant à lui est récompensé par le vigneron qui lui offre une bouteille pour 10 bouteilles transportées. Le panier d’achat courant étant le carton de six bouteilles, il suffit que le conducteur et l’amateur prennent chacun un carton, soit 12 bouteilles, pour que la récompense soit obtenue.
Œnocar se rémunère 0,90 € par bouteille auprès de l’amateur de vin qui passe commande. À comparer avec les 2 à 3 € par bouteille livrée qu’il faut verser à un transporteur, a précisé Daniela da Silva, fondatrice de la plateforme.
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La société a créé ce service pour répondre à une double attente : réduire les coûts de transport, onéreux quand ils sont appliqués à de faibles quantités transportées, et faire découvrir des vins d’exploitations viticoles modestes.
La jeune entreprise (ses statuts ont été déposés en juin dernier) estime que pour atteindre une vitesse de croisière, il lui faudrait un portefeuille de 100 à 200 vignerons et de 2 000 particuliers (pour moitié des conducteurs et l'autre moitié des amateurs). Pour se faire connaître, une campagne commerciale et marketing sera lancée d’ici la fin de l’année, entre autres au salon ViniBio à Paris à la mi-décembre.
Un moyen de réduire les coûts de transport et de faire découvrir des vins d’exploitations modestes