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Oenoco imagine des bouteilles et des caisses adaptées à la consigne

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Image de la bouteille (non définitive) présentée par Oenonco pour le concours Moovjee. Crédits : © Oenoco

La start-up Oenoco est actuellement en phase de R&D pour mettre au point des bouteilles de vin et des caisses plus légères, plus faciles d’usage et apportant un gain de place. L'objectif est d'accélérer le développement de la consigne dans le secteur du vin.

Décarboner la filière vinicole, c’est d’abord s’attaquer aux bouteilles qui représentent la première source d’émission de CO2 de ce secteur. Partant de ce constat, Laura Stelz, designer industrielle, a eu l’idée de se pencher à la consigne, qui évite de détruire des emballages en verre, et donc permet de limiter l’impact environnemental de la filière. Et pour cela, la consigne est la solution la plus évidente.

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Pourtant, la consigne pour les bouteilles de vin est encore à un stade embryonnaire. Et ce n’est pas étonnant, si on en croit l’analyse de Laura Stelz, qui a créé la start-up Oenoco en novembre 2023. « J’ai constaté que les bouteilles de vin consignées sont encore très rares, entre autres en raison d’un manque d’offre adaptées au secteur du vin qui a besoin de contenants qui valorisent le produit, qui soient légers et en même temps résistants, et qui peuvent être identifiés facilement par les consommateurs. Or ce n’est pas le cas de l’offre d’aujourd’hui », souligne-t-elle.

Créer une nouvelle bouteille identifiable

D’où l’idée de créer cette bouteille de vin idéalement adaptée à la consigne, un travail en cours de recherche et développement actuellement, déclinée en deux formes pour les bordeaux et pour les bourgogne. « Mon idée est de poursuivre la R&D et de travailler avec un industriel qui pourra fabriquer la bouteille selon mon cahier des charges. J’espère pouvoir lancer cette bouteille pour le prochain salon Wine Paris en février 2025, et qu’elle puisse être fabriquée à partir de septembre 2025 », poursuit-elle. Il faudra ensuite créer la boucle logistique qui permet de faciliter la récupération des bouteilles auprès des consommateurs finaux, après avoir convaincu les viticulteurs de l’adopter pour mettre en bouteille leur vin. Laura Stelz souhaite surtout pouvoir conclure un accord avec un viticulteur de renom qui adopterait sa solution, ce qui aurait un effet d’entraînement sur la demande du secteur.

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Autre projet de la start-up : mettre au point une alternative aux caisses habituellement utilisées pour le transport des bouteilles. Ces caisses dites CFP peuvent accueillir 480 bouteilles, mais en rationalisant l’espace dédié à chaque bouteille, il serait possible de transporter jusqu’à 720 bouteilles. « Cette nouvelle caisse sera en PEHD et recyclable, mais surtout pliable, contrairement aux caisses CFP, ce qui en fera une alternative plus durable que les caisses actuelles », souligne Laura Stelz. La R&D est en cours pour réaliser le système de pliage, en vue d’une industrialisation à partir de septembre 2025.

Pour mener à bien ces projets, Laura Stelz a bénéficié du suivi de plusieurs structures : Live For Good au départ, puis Innovact (Région Grand Est), incubateur où elle est toujours présente, et Start Up Win Alsace (Bernard Magrez), qu’Oenoco vient d’intégrer. Elle a pu aussi compter sur des concours auxquels son innovation a participé comme le concours Moovjee, dont Oenoco est finaliste.