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Œnodia valide son nouveau pilote de désalcoolisation partielle à l’échelle laboratoire

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Le pilote de désalcoolisation partielle haute précision d'Œnodia. Crédits : © Œnodia

Œnodia enrichit sa solution de désalcoolisation partielle, avec un pilote adapté aux essais sur de petits volumes.

Face au dérèglement climatique et à l’évolution de la consommation, il devient crucial pour les vignerons de pouvoir ajuster le degré alcoolique de leurs vins avec précision. Pour répondre à ce besoin, Œnodia vient d’annoncer la validation technique de son nouveau pilote de désalcoolisation partielle à l’échelle laboratoire, après plusieurs semaines de tests au Centre du Rosé, centre de recherche et d'expérimentation sur le vin rosé, situé dans le Var.

Cet appareil compact adapté à des essais sur de petits volumes de vin (5 à 10 litres) à différents niveaux de réduction alcoolique (jusqu’à 6° de baisse), permet notamment de « déterminer le meilleur équilibre adapté à chaque vin », indique la société dans son communiqué. « Quand vous ajustez de l’alcool, à 0,2° près, vous pouvez vous retrouver avec des profils de vins complètement différents. Prenons l’exemple d’un vin à 13° que vous voulez descendre, il est possible qu’il soit meilleur à 10,8° ou 10,7°, qu’à 11°. Ce qui nécessite de faire de la dégustation pour tester. Le pilote permet de faire des essais sur 5 ou 10 litres et de baisser le degré d’alcool en deux à trois heures. C’est une aide à la décision, qui permet d’optimiser la qualité, voire de faire goûter un échantillon aux clients, avant de lancer une opération de désalcoolisation à grande échelle », nous explique Yannick Le Gratiet, œnologue de formation et directeur de la division Œnodia (1).

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Les experts d’Œnodia sont partis d’une technologie existante, qu’ils ont optimisée en travaillant avec des œnologues en cave. Ce pilote s’adresse à tous types de caves, les vignerons indépendants comme les coopératives, qui choisissent soit d’investir dans une installation, soit de l’utiliser en prestation de service. 

D'autres innovations à venir

La société qui compte quatre technologies : stabilisation tartrique par électrodialyse, ajustement du Ph, désalcoolisation et filtration tangentielle, travaille déjà sur la prochaine. « L’innovation est la marque de fabrique d’Œnodia. Nous avons d’autres projets en cours de développement pour les années qui viennent, dont nous ne pouvons pas encore parler. Et toujours sur les mêmes méthodes utilisant des procédés physiques, sans ajout dans les vins. Mon but est d’amener de la technologie pour aider à optimiser la qualité du produit et répondre aux problématiques de nos clients », indique Yannick Le Gratiet.

  1. Fin 2024, le Groupe Eurodia a finalisé la cession de sa division Œnodia, spécialiste des procédés physiques pour le traitement du vin, au canadien Lallemand, qui a intégré l’ensemble de l’activité commerciale et les équipes de la société au sein de filiales dédiées, l’Institut Œnologique de Champagne (IOC), en France et Scott Laboratories en Californie (Etats-Unis).