Une soixantaine d’élevages de volaille produisant des œufs biologiques aux Pays-Bas auraient utilisé une quinzaine de produits phytosanitaires et désinfectants non autorisés, a révélé le 16 juin l’association Foodwatch qui estime que le fipronil n’est que « le sommet de l’iceberg » (1). L’ONG s’est basée sur des rapports d’inspection réalisés par l’organisme Skal Biocontrole auprès de 250 fermes d’œufs biologiques, datant de janvier 2016 à février 2018. Il ressort que des « inspections ciblées » menées par cet organisme à partir de 2017, après le scandale des œufs contaminés au fipronil, font état d’insecticides ou des désinfectants dont l’usage n’est pas permis par le Conseil néerlandais pour l’autorisation des produits phytosanitaires et biocides. « Il semble que les inspections régulières avant la crise du fipronil aient été plutôt superficielles », en conclut Foodwatch.
« La crise du fipronil de l’an dernier a conduit à une évaluation des systèmes de sécurité alimentaire déjà très stricts de l’UE. Et les leçons tirées de cette crise vont permettre que nos systèmes de sécurité alimentaire soient plus efficaces qu’auparavant », a assuré le commissaire européen à la santé Vytenis Andriukaitis auditionné le 20 juin par la commission de l’agriculture du Parlement européen. « La législation est en cours de révision dans le cadre du nouveau règlement sur les contrôles officiels et nous discutons d’un projet de texte avec les États membres depuis le mois d’avril », a-t-il précisé. Et de conclure : « Aucun système n’est infaillible – et nous continuerons à chercher des améliorations. Mais je suis persuadé que ces révisions auront un impact significatif ».
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(1) Voir n° 3614 du 16/10/2017