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Œufs de plein air : la Commission européenne envisage des flexibilités

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La Commission européenne devrait proposer, dans le cadre de la révision en cours des normes de commercialisation des produits agroalimentaires, d’accorder plus de flexibilité aux États membres pour l’étiquetage des œufs de poules élevées « en plein air » notamment face aux obligations de confinement liées à l’influenza aviaire. Le directeur général adjoint de l’Agriculture à la Commission européenne, Michael Scannell, a indiqué, le 10 mai lors d’un échange au Parlement européen, que la solution envisagée serait de s'aligner sur les souplesses en vigueur dans le secteur biologique, à savoir que les critères de biosécurité seraient pris en compte sur la base de contrôles par les autorités nationales. Actuellement pour être étiquetés comme « de plein air », les œufs doivent provenir d’élevage dans lesquels les volailles n’ont pas été confinées plus de 16 semaines. Or, avec l’épizootie d’influenza aviaire, depuis 2021 les animaux sont, dans certains pays, enfermés dans les bâtiments plus longtemps que cela. Par contre, aucune solution de court terme – une dérogation temporaire aux règles d’étiquetage, par exemple, comme l’ont encore récemment demandé les Pays-Bas – n’est prévue.

Lire aussi : Œufs de plein air : pas de dérogations malgré l’épizootie d’influenza aviaire

« Il ne faut pas perdre de vue que les consommateurs doivent continuer à avoir confiance dans ces normes de commercialisation. Il faut donc trouver le bon équilibre », prévient Michael Scannel. La Commission européenne veut aussi éviter des distorsions de concurrence avec certains producteurs qui pourraient saisir l’occasion pour commercialiser des œufs qui n’ont rien à voir avec de l’élevage en plein air.

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Vingt-huit normes en passe d’être révisées

Les propositions sur la révision des normes de commercialisations sont en phase de finalisation. Les projets de textes, préparés par la direction générale de l’Agriculture, sont en cours d’examen dans les services bruxellois et devraient être présentés cet automne. Quelque vingt-huit normes devraient être modifiées, notamment celles concernant le cidre, la maturation des bananes ou les achats en vrac d’huile d’olive.

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