Les Pays-Bas avec le soutien de plus d’une dizaine de délégations (Danemark, Irlande, Luxembourg, Belgique, Bulgarie…) ont demandé, en vain, à la Commission européenne, le 21 février à l’occasion de la réunion du Conseil Agriculture, de pouvoir déroger aux règles sur l’étiquetage des œufs « en plein air » alors que l’épizootie d’influenza aviaire impose aux éleveurs de garder leurs animaux confinés. « L’obligation de garder les volailles à l’intérieur est primordiale mais a, en même temps, d’énormes conséquences financières pour le secteur des œufs de poules en liberté lorsque l’ordre d’hébergement dépasse 16 semaines », fait valoir la délégation néerlandaise. En effet, après cette période, selon la législation européenne, les œufs provenant d’élevages de volailles en liberté ne peuvent plus être commercialisés comme « en plein air ». Pour les ministres qui sollicitaient la Commission européenne, si aucune solution n’est proposée aux éleveurs « il y a un risque qu’ils délaissent ce type de production alors que les consommateurs y sont attachés ».
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Les Pays-Bas souhaitent que la période de 16 semaines de confinement pour le secteur des poules pondeuses en libre parcours ne s’applique pas jusqu’à ce qu’une analyse de risque montre que le confinement peut être levé. Une demande repoussée par le commissaire européen à l’Agriculture, Janusz Wojciechowski, qui estime qu’il « ne faut pas tromper les consommateurs en vendant des œufs dits de plein air si ce n’est pas le cas ». À plus long terme, le commissaire a indiqué que des solutions pourraient être discutées dans le cadre de la révision en cours des normes de commercialisation.