Poulehouse, la start-up française qui commercialise depuis 2017 des œufs dont les poules ne sont pas envoyées à l’abattoir, se dit en « grand péril », après une décision « unilatérale et illégale » du groupe ONE (marque Cocorette) affilié à la Noriap, de « mettre fin à ses prestations » (production, logistique), explique-t-elle fin octobre sur la plateforme de financement participatif Leetchi. Poulehouse y a lancé une collecte de fonds (30 000 euros) intitulée « Je soutiens Poulehouse contre ceux qui veulent sa perte ». Cette cagnotte est destinée à « faire face aux frais futurs de procédure que ce contentieux va engendrer », et à « financer les surcoûts opérationnels que la société va rencontrer (augmentation des coûts de transport, dépenses dans les bâtiments…) ». La start-up précise qu’elle se trouve par ailleurs incapable de « réussir sa levée de fonds participative » entamée depuis plusieurs semaines. Contacté le 27 octobre, le patron du groupe O.N.E, Pascal Lemaire, n’a pas souhaité réagir dans l’immédiat.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Le groupe ONE (marque Cocorette) a réagi le lendemain, dans un courrier envoyé à la presse le 28 octobre, en annonçant qu’il se réserve le droit de porter plainte pour « diffamation publique ». Le groupe rapporte qu’il « a joué le rôle de vecteur de celui-ci auprès des éleveurs qui ont sa confiance, et a mis à disposition ses capacités de production et de logistique ». Et qu’il « s’est régulièrement trouvé confronté à des défauts de paiement de la part de PouleHouse, l’amenant à devoir rediscuter des modalités de poursuite du partenariat, sans rester fermé à aucune solution de sortie, pourvu que PouleHouse soit en mesure de remédier à ses défaillances. » Pour le groupe basé dans la Somme, les accusations de la start-up « portent incontestablement atteinte à l’honneur et à la considération des intéressés, alors que les contrats n’ont pas été rompus ». Et elles « contribuent par ailleurs à décrédibiliser le travail réalisé depuis des décennies par le groupe ONE. au bénéfice des éleveurs, à l’égard desquels PouleHouse est en défaut, et au-delà d’eux de toute la filière avicole ». Contactée, PouleHouse n’a pas réagi.