Abonné

Œufs Label rouge : l’âge maximal des poules repoussé en raison de l’influenza

- - 2 min

Dans les élevages affectés par les conséquences de l’influenza aviaire, les œufs Label rouge pourront être issus de poules âgées au maximum de 86 semaines (contre 76 en temps normal), selon un arrêté paru au Journal officiel le 15 mars. En cas d’écart d’âge entre les poules, l’âge maximum s’entend comme celui des animaux les plus âgés. En vigueur du 31 janvier au 30 juin 2023, le texte modifie les conditions de production communes aux Labels rouges « Œufs de poules élevées en plein air, en coquille ou liquides » et « Poules fermières élevées en plein air/liberté ». Il s’applique aux élevages soumis aux restrictions de mouvements (situés en zone réglementée, zone réglementée supplémentaire ou zone de contrôle temporaire). Sont aussi concernés les établissements des zones indemnes si leur fournisseur de poulettes est situé en zone réglementée ou a « subi un abattage administratif en raison de la lutte contre l’épidémie ». Par ailleurs, « pour les lots concernés par la modification temporaire », le texte instaure une fréquence minimale d'« au moins deux fois par semaine » pour les tests qualité réalisés en centres d'emballage (unités Haugh, coloration du jaune).

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Label rouge
Suivi
Suivre
influenza aviaire
Suivi
Suivre

Lire aussi Œufs : l’influenza perturbe durablement le marché

Ces dispositions visent à s’adapter au manque de poulettes futures pondeuses provoqué par l’épizootie d'influenza aviaire. Malgré un fort ralentissement au niveau national, la maladie a récemment touché les Côtes-d’Armor (22 foyers en 2023, rappelle le GDS de Bretagne). Or, le département breton produit 19 % des œufs de consommation et 31 % des poulettes au niveau national. Ces cas provoquent d’importantes difficultés d’approvisionnement en œufs (coquille et pour l’industrie). Pour Maxime Chaumet, le secrétaire général du CNPO, « il est clair que le marché sera perturbé durant le premier semestre 2023 », au moins.

Dix semaine de production en plus pour s'adapter au manque de poulettes