Face à la flambée des prix de l’alimentation animale, l’UGPVB (organisations de producteurs de Bretagne) demande aux acheteurs d’œufs – distributeurs et transformateurs – d'« indexer sans plus attendre leurs contrats d’approvisionnement sur le coût des matières premières », d’après un communiqué du 21 juin. Les contrats entre les éleveurs et leurs premiers acheteurs (centres de conditionnement et casseries) sont indexés sur l’évolution des matières premières. Mais ce n’est pas le cas des contrats aval, d’où des « effets "ciseau" destructeurs d’entreprises », rappelle l’UGPVB, se faisant ainsi le porte-voix des casseries et des centres de conditionnement.
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Le prix de l’aliment pour poules pondeuses (2/3 du coût de production des œufs) a augmenté de 27,5 % en un an (indice Itavi de mai 2021). Au-delà de l’indexation, l’UGPVB demande aux acheteurs d’œufs coquilles et d’ovoproduits d'« intégrer cette évolution du coût des matières premières dans leur prix d’achat ». « Cette situation d’extrême difficulté perdure depuis avril et se trouve renforcée par la pénurie de soja non OGM », rappellent les organisations de producteurs. Les éleveurs s’étaient déjà mobilisés à trois reprises au printemps, réclamant une répercussion du surcoût lié à l’alimentation animale, qui représente environ un centime par œuf (1). Mais seule une minorité d’enseignes avaient répondu à cette demande, rappelle-t-on à l’UGPVB (environ 42 % de la production nationale). S’y ajoutent, précise l’organisation, d’autres surcoûts liés à « la montée en gamme, l’élévation des charges courantes (électricité, maintenance, etc.) » et à « l’élévation des contraintes réglementaires comme en œuf biologique » (nouveau règlement européen appliqué en 2022).