Cacophonie, polémique stérile, débat préhistorique… la décision du maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, imposant depuis le 22 février de servir un menu unique sans viande dans les cantines scolaires de la ville a enflammé la sphère politique. Pour compenser l’absence de viande, les écoliers se verront proposer du poisson ou des œufs. Une décision imposée brutalement dont l’argument avancé vise à « servir plus rapidement les élèves et fluidifier les repas », pour mieux coller aux exigences du nouveau protocole sanitaire contre la Covid-19 dans les écoles.
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Certains n’ont pas manqué de rappeler que Gérard Collomb, l’ancien maire de Lyon, avait pris cette même décision lors du premier confinement. Une décision d’urgence prise dans l’urgence. Et d’ailleurs, quelles étaient les cantines scolaires ouvertes à ce moment-là ? En outre, n’est-il pas légitime de penser que les protocoles sanitaires dans les écoles sont maintenant mieux rodés qu’il y a un an ? Et en quoi servir du poisson pané, plutôt qu’une escalope de poulet ou un steak haché, offre une meilleure réponse aux conditions sanitaires ? Au final cette décision, prise sans vraiment de concertation ni de test préalable, montre surtout un cruel manque de solidarité vis-à-vis de certaines filières déjà très éprouvées par les fermetures des restaurants et d’une partie de la restauration collective (universitaire, entreprises…). Reste à espérer que les écoliers lyonnais qui n’aiment pas le poisson, et il y en a, apprécieront leurs nouveaux menus…
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