« Poulehouse c’est fini », a annoncé son président et cofondateur Fabien Sauleman sur sa page LinkedIn le 28 janvier. Cette start-up française commercialisait depuis 2017 des œufs dont les poules ne sont pas envoyées à l’abattoir. « L’ultime décision est tombée cette semaine et nous ne pourrons plus continuer l’activité dès la semaine prochaine », explique M. Sauleman. L’entreprise a été placée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Rouen, a-t-il indiqué à l’AFP.
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Dans son message, M. Sauleman rappelle que son entreprise avait « reçu un coup fatal en octobre 2021 par un grand acteur de la filière ». D’après lui, Poulehouse s’est vu réclamer le paiement de factures par son partenaire O.N.E. (groupe Œufs Nord Europe, qui gérait le conditionnement et l’expédition des œufs), alors qu’elle s’apprêtait à lever entre 1,2 million et 1,4 million d’euros par le biais d’une collecte de fonds. Un divorce qui menaçait de se terminer au tribunal. L’AFP précise qu’une quinzaine de personnes vont être licenciées. Quant à la ferme de 16 ha à Coussac-Bonneval (Haute-Vienne), où les poules des éleveurs partenaires de Poulehouse étaient envoyées au lieu d’être dirigées vers l’abattoir, elle va être vendue. « Nous avons 25 000 poules à faire adopter », a ajouté M. Sauleman. En quatre ans d’activité, Poulehouse a vendu 10 millions d’œufs. Son fondateur rappelle que l’un de ses éleveurs-fournisseurs a décidé de reprendre le concept à son compte, commercialisé sous la marque Pouloulou.