Précurseur français dans l’utilisation du sexage in-ovo, la start-up Poulehouse et ses « œufs qui ne tuent pas la poule » ont connu une année un peu particulière. « Nos bureaux et tous les éleveurs qui travaillent avec nous ont été inspectés par la DGCCRF, rapporte son co-fondateur Fabien Sauleman. Nous avons aussi été contrôlés par la DGAL et l’INAO. Certains de nos éleveurs ont été visités trois fois cette année ».
« L’objectif est clairement de nous faire tomber, c’est une vraie guérilla », estime Fabien Sauleman, qui soupçonne les représentants de la filière œufs d’avoir demandé ses contrôles, ce que démentent par exemple le CNPO (interprofession) et le Snipo (centres de tri). Parmi les trois administrations, seule l’INAO a jusqu’ici répondu : l’institut s’est saisi « suite au signalement que des informations circulaient sur les réseaux sociaux sur de possibles pratiques non conformes à la réglementation bio en matière de bien-être animal », répond-il. Après vérification auprès des organismes certificateurs, aucune pratique non conforme n’a été constatée
Autre péripétie de l’année, la crise sanitaire, qui a gelé les projets de la start-up en restauration et industrie. « Nous donnerons de la visibilité à ces sujets en 2021 », estime Fabien Sauleman. Cela n’a pas empêché à la start-up de « tripler » son chiffre d’affaires en 2020, grâce à la sortie d’un produit non bio, uniquement plein air. « Cela nous a ouvert les portes d’une distribution moins haut de gamme que Biocoop et Monoprix. On est entré par exemple chez Carrefour, bientôt chez Leclerc », retrace-t-il.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Poulehouse vise également une expansion à l’étranger : « Nous l’envisageons clairement, même si cela va prendre un peu de temps car il faut stabiliser notre modèle économique ». À ce titre, conclut Fabien Sauleman, « on aimerait bien que les pouvoirs publics ou la filière nous considèrent comme une pépite à même d’asseoir la domination de la France en Europe dans la production d’œufs ».
« On aimerait être vus comme une pépite »