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OGM et changement climatique

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Phénomène massif, inédit par son ampleur et son imprévisibilité, le changement climatique induira inévitablement des changements inattendus dans les politiques publiques. Les néonicotinoïdes en sont peut-être un premier exemple : l’augmentation constatée (et attendue) des sécheresses, avec la recrudescence des infestations de pucerons qu’elles engendrent, a réussi à faire reculer – temporairement pour l’instant – la politique de baisse de l’usage des phytos conduite par les pouvoirs publics. Prenons ici le pari, quelques jours après que la Nobel de chimie a été remis à Emmanuelle Charpentier pour l’outil Crispr-Cas9, que le prochain revirement sera celui des NBT, et avec eux des OGM. Parions cela, peut-être parce que cette semaine fut aussi celle de l’autorisation d’un blé OGM en Argentine – une première mondiale. Mais aussi parce qu’il a été développé par un semencier français, et parce que ce blé est résistant à la sécheresse – il est malencontreusement aussi résistant à un herbicide. En France, huit ans après l’entrée en vigueur du moratoire, plus aucun leader politique n’ose prendre ouvertement la défense des OGM – même le candidat François Fillon en 2017 se rangea timidement derrière « l’avis des scientifiques ». Les sécheresses à répétition pourraient bien faire bouger les lignes. On sent, à ses premières interventions sur le sujet, que Julien Denormandie y est personnellement prêt. Mais le reste de la classe politique (en particulier la gauche) va-t-elle faire son « aggiornamento » ?

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