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Vin OIV : échanges et consommation mondiale de vin en repli en 2009

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En 2009, les échanges mondiaux de vin étaient en recul alors que la tendance de ces dernières années était à la hausse, a indiqué le directeur de l’Organisation mondiale de la vigne et du vin (OIV) le 21 juin à Tbilissi (Géorgie). La consommation mondiale de vin, la superficie du vignoble mondial et la production mondiale de raisin étaient également en repli.

La conjoncture mondiale du vin est plutôt au repli, selon les éléments chiffrés communiqués par l’OIV le 21 juin à l’occasion de son 33e congrès à Tbilissi (Géorgie). La superficie du vignoble mondial se réduit légèrement (-1,2%) ainsi que le volume de production globale de raisins. Il est inférieur de 1,5% en 2009 (675,3 millions de quintaux) par rapport à celui de 2008 (685,7 millions de quintaux), mais supérieur à celui de 2007 (665,2 millions de quintaux) et de 2006 (667,5 millions de quintaux).
Malgré ces reculs, la production de vin augmente de 1,1 million d’hectolitres par rapport à 2008, pour se situer à 268,7 millions d’hectolitres contre 267,6 Mhl l’année précédente.

Les exportations mondiales freinées par la crise économique
En revanche, la consommation mondiale de vin (236,5 millions d’hectolitres) a poursuivi en 2009 la baisse (-3,6%) entamée en 2008 (245, 2 millions d’hectolitres).
Les échanges mondiaux décroissent également (- 3, 47 millions d’hectolitres) par rapport à 2008. Les importations mondiales, avec 83,8 millions d’hectolitres de vins importés en 2009, enregistrent une légère baisse de 168 000 hl par rapport à 2008 (83,9 Mhl échangés). Les exportations mondiales, avec près de 86,4 millions d’hl, perdent 3,47 millions d’hl (88,89 Mhl exportés en 2008)
« En croissance depuis 2000, les exportations mondiales de vin rompent pour la première fois cette tendance en 2008 à cause de la crise économique et poursuivent cette rupture en 2009. Toutefois, le volume total de vins exportés en 2009 reste de loin supérieur à celui de 2006 et à ceux des années précédentes », a déclaré Federico Castellucci, directeur général de l’OIV.
Ce dernier a recommandé aux Etats, membres de l’OIV, de s’engager plus activement dans la réalisation du Plan stratégique triennal de l’organisation dont le but est de  « minimiser l’effet négatif du contexte mondial actuel sur les intérêts des producteurs et des consommateurs ».

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