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Olives espagnoles : des eurodéputés s’inquiètent de la tactique dilatoire de Washington

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Malgré l’intention affichée des États-Unis de respecter le jugement de l’OMC concernant le différend portant sur les droits antidumping et compensateurs appliqués sur les importations d’olives de table espagnoles, certains eurodéputés de la commission de l’Agriculture ont exprimé le 2 février leurs inquiétudes concernant la tactique dilatoire menée par Washington. L’Espagnole Clara Aguilera (S & D) doute notamment de la bonne foi des États-Unis car « ils demandent toujours des informations, des précisions, cela peut durer six mois, le secteur ne pourra pas survivre ». Ses collègues espagnols Gabriel Mato (Démocrates-Chrétiens) et Mazaly Aguilar (Conservateurs) appellent ainsi la Commission européenne « à être attentive et intensifier le rythme des négociations afin que les États-Unis respectent leurs engagements ». Par ailleurs, ils se demandent qui va payer pour compenser les énormes pertes subies par les producteurs espagnols. À cette fin, ils invitent Bruxelles à agir de manière ferme afin qu’il y ait une indemnisation.

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Lire aussi : « Olives espagnoles : l’OMC juge les mesures de rétorsions américaines infondées »

De son côté, la Commission européenne a souligné que « les règles de l’OMC ne s’appliquent pas rétroactivement donc il n’y a pas de compensation qui serait envisageable pour le manque à gagner des trois dernières années ». Toutefois, l’exécutif européen a indiqué qu’il était confiant concernant la mise en œuvre rapide des recommandations et des conclusions du panel de l’OMC par Washington (le Congrès ne sera pas sollicité). D’autre part, « ce jugement implique une modification de la loi Hawley-Smoot de 1930 qui va ainsi contraindre les États-Unis si jamais des entreprises américaines demandent des droits sur d’autres produits », précise la Commission, avant de prévenir que « si jamais les États-Unis ne rendaient pas conformes leur législation aux directives de l’OMC, alors l’UE aurait la possibilité de se pourvoir une nouvelle fois devant l’organe de règlement des différends ».