Après une première demande retirée en novembre, l’UE a finalement reçu, le 19 décembre, le feu vert de l’organe de règlement des différends de l’OMC (ORD) pour imposer des contre-mesures à l’égard des États-Unis dans le cadre de son différend sur les olives de tables espagnoles pour un montant estimé à 13,65 M$ par an. L’UE a indiqué lors de la réunion que « la liste des produits américains concernés sera établie ultérieurement ». Mais, pour les représentants du secteur, c’est surtout le retrait immédiat des droits de douane américains qui serait l’issue la plus favorable.
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L’UE a souligné l’importance du respect intégral par les États-Unis des recommandations et décisions rendues dans ce différend et s’est déclarée disposée à collaborer avec Washington afin de trouver une solution. Elle a également noté que, le différend demeurant non résolu, il reste sous la surveillance de l’ORD et qu’elle attend des États-Unis qu’ils informent l’ORD des progrès accomplis dans la mise en œuvre des recommandations et décisions. De leur côté, les représentants américains ont déclaré que toute suspension de concessions ou d’obligations appliquée par l’UE à des produits autres que ceux liés à l’Espagne serait, selon eux, incompatible avec la décision de l’arbitre et avec l’accord sur le règlement des différends.
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L’ORD avait rendu, le 29 octobre, une décision confirmant que Bruxelles pouvait exiger des compensations à Washington, qui impose depuis 2018 des droits de douane compensateurs sur les olives mûres originaires d’Espagne. Washington considère en effet que les paiements directs de la Pac constituent une subvention disproportionnée octroyée aux oléiculteurs espagnols. Une décision qui a entraîné une chute de 70 % des exportations espagnoles d’olives vers les États-Unis, qui constituaient avant cela le premier marché.