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Produits carnés Olympig réduit la toile

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La restructuration a-t-elle commencé au niveau « abattage » de la filière porcine ? La décision prise récemment par le groupe coopératif CECAB-d’Auçy consiste à réduire les abattages hebdomadaires de 40 000 à 30 000 porcs dans sa filiale dédiée, Olympig, installée à Josselin, dans le Morbihan.

La réorganisation industrielle est en cours, a expliqué en substance le 1er juin le secrétaire général du groupe coopératif morbihannais, Guénolé Alix. Elle prévoit le fonctionnement en un huit d’un outil longtemps désigné comme le plus important d’Europe. Par le passé, une année bénéficiaire succédait toujours à une année déficitaire, et vice versa. Mais « 2002 et 2003 ont toutes deux été déficitaires», a souligné le secrétaire général. L’actionnaire d’Olympig a donc décidé de nettoyer son portefeuille clients. Objectif : se débarrasser de tous les clients jugés les moins rentables, soit rien de moins que 25 % de son activité, « dans tous les débouchés, GMS, industriels comme clients à l’export».

Deux années déficitaires

Les contrats à durée indéterminée et contrats d’intérimaires ne seront pas reconduits. « Mais nous ne toucherons pas aux contrats à durée indéterminée », a tenu à préciser Guénolé Alix, ajoutant qu’Olympig emploie « de 700 à 800 personnes ». Avec moins de besoins en animaux désormais, Olympig privilégiera les porcs charcutiers de ses groupements actionnaires : CECAB, Pigalys et Broons « représentent à eux seuls 90 % à 95 % de nos besoins industriels ».

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La filière porcine chez CECAB a représenté l’année dernière un chiffre d’affaires de 260 millions d’euros (dont la moitié à l’exportation), soit près de 30 % du chiffre d’affaires global du groupe CECAB. 75 à 80 % des animaux abattus chez Olympig sont découpés. CECAB possède par ailleurs une filiale salaisons acquise lors d’une opération de croissance externe : Aubret en Loire-Atlantique. « Dans ce secteur, assure M. Alix, tout va bien».