Deuxième exportateur d’huile de palme au monde derrière l’Indonésie, la Malaisie a été invitée par les membres de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), dans le cadre du 8e examen de sa politique commerciale, mené du 8 au 10 février, à réduire la progressivité des droits d’exportation sur ce produit agricole, représentant 66,1 % de la valeur totale de production du secteur en 2020. L’huile de palme brute (HPB) est soumise à des droits à l'exportation fixés mensuellement sur la base de son prix moyen sur le marché. Les taxes sont ainsi imposées lorsque les prix à l’exportation dépassent 2 250 MYR/t (environ 480 €/t). Entre 2017 et 2022, ces droits sont passés de 5,5 % à 8 %.
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Les membres de l’OMC ont par contre salué les efforts de la Malaisie à développer les sources d’énergie durables afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et sa dépendance vis-à-vis des combustibles fossiles. À cette fin, Kuala Lumpur a rendu obligatoire l’utilisation de biodiesel par le biais de réglementations sur le transport terrestre et l’industrie. Le programme national pour le biodiesel B20 (mélange de 20 % de biodiesel à base de HPB avec 80 % de gasoil) devait être adopté à la fin de l’année 2022. Par ailleurs, le pays a été encouragé à revoir et à réduire les mesures non tarifaires telles que les licences d’importation non automatiques, et à envisager de libéraliser son système d’importation de riz. Le pays est un importateur net de cette denrée avec comme principaux fournisseurs le Viet Nam, la Thaïlande et l’Inde, représentant à eux seuls 80 % des importations.