Dans la perspective de la 13e Conférence ministérielle (prévue en février 2024 à Abu Dhabi) « je ne m’attends pas à un grand paquet sur la sécurité alimentaire mais je pense que nous pouvons trouver au moins une approche pragmatique », a déclaré le 30 mars, la directrice générale de l’OMC Ngozi Okonjo-Iweala lors de la semaine de l’Agriculture. Dans un contexte de crise (guerre en Ukraine, crise climatique), elle espère que les membres du comité de l’Agriculture pourront, sur la base de la déclaration ministérielle obtenue lors de la CM12, approfondir les négociations afin de trouver des zones d’atterrissage sur ce dossier. L’exercice ne sera pas chose aisée tant les divergences entre les membres restent importantes. D’un côté, les États-Unis, l’UE ou encore les pays du groupe de Cairns (principaux pays agro-exportateurs) ont de nouveau défendu les vertus du libre-échange pour assurer la sécurité alimentaire mondiale. De l’autre, la Chine, l’Inde, l’Indonésie ou encore l’Égypte insistent au contraire sur la nécessité pour les pays en développement de stimuler la production locale et d’avoir accès au stockage public.
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Concernant la réforme des politiques agricoles, les membres ont également poursuivi, à cette occasion, leurs échanges pour tenter de débloquer les négociations. Sur ce dossier, l’UE a souligné qu’elle souhaitait parvenir à un paquet alimentaire lors de la CM13, qui inclurait notamment les questions liées aux restrictions à l’exportation et à la transparence. Lors de la CM12, aucun compromis n’avait été trouvé pour élaborer un programme de travail sur l’ensemble des chapitres en discussion (soutiens internes, stockage public, mécanisme de sauvegarde, accès au marché, restrictions à l’exportation, concurrence à l’exportation, coton et transparence).