Les États-Unis ont une nouvelle fois plongé l’Organisation mondiale du commerce (OMC) dans l’incertitude en rejetant le 28 octobre la candidature de la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala, contre l’avis d’une majorité des 164 pays membres. Un résultat qui a été annoncé par le président du conseil général de l’OMC, l’ambassadeur David Walker, mandaté pour conduire le processus de sélection. « Vingt-sept délégations représentant un grand nombre de pays ont pris la parole et tous ont exprimé un soutien fort au processus et au résultat, tous sauf un, les États-Unis », a annoncé le porte-parole de l’OMC. L’administration Trump a fait donc savoir qu’elle soutenait l’autre finaliste, la ministre sud-coréenne du Commerce, Yoo Myung-hee, la qualifiant de « négociatrice commerciale hors pair possédant les compétences nécessaires pour diriger l’OMC à un moment très difficile ». Malgré ce blocage, le conseil général de l’OMC va tout de même se réunir le 9 novembre pour essayer d’entériner le choix du 7e directeur général de l’institution genevoise. Toutefois, il est fort possible que la crise s’éternise au moins jusqu’à fin janvier, date à laquelle le président américain élu en novembre entamera son nouveau mandat. À l’OMC, où toutes les décisions sont prises par consensus, la posture américaine crée ainsi une nouvelle paralysie après le blocage depuis le 11 décembre de la nomination des juges de l’organe d’appel du système de règlement des différends. Et si Donald Trump sort vainqueur de ces élections, le fonctionnement de l’OMC pourrait être vraiment mis à mal sur la durée.
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