L’état de catastrophe naturelle a été reconnu pour 25 communes situées dans l’Ain, l’Ardèche, la Drôme, l’Isère et la Haute-Savoie après les violents orages qui ont touché la région Auvergne-Rhône-Alpes le 15 juin, confirme un arrêté du ministère de l’Intérieur publié le 22 juin au Journal officiel (JO). L’état de catastrophe naturelle est reconnu au titre des « inondations et coulée de boue ». Parmi les 25 communes concernées, 11 se situent en Ardèche et 6 dans la Drôme. Un autre arrêté du ministère de l’Intérieur, daté du 21 mai mais également publié au JO le 22 juin, reconnaît l’état de catastrophe naturelle à des communes concernées par des « mouvements de terrain différentiels » à la suite de « la sécheresse et [de] la réhydratation des sols » sur une période pouvant s’étendre du 1er juillet au 31 décembre 2018, avec des amplitudes temporelles différentes selon les zones concernées. Des communes d’une dizaine de départements (Allier, Ardennes, Côte-d’Or, Jura, Loiret, etc.) sont ainsi concernées.
Le président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez a déclaré le 27 juin devant la presse s’attendre à « plus de 100 millions de dégâts » après les violents orages qui se sont abattus sur la région mi-juin. « Nous n’avons pas encore les chiffres mais je m’attends à des chiffres de plus de 100 millions d’euros de dégâts sur la région », a-t-il dit au cours d’une conférence de presse, peu avant que l’assemblée régionale se prononce sur un plan d’urgence de 6 millions d’euros destinés aux agriculteurs frappés par les intempéries, dont un million d’euros iront à la viticulture.
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De son côté, la Confédération paysanne demande la mise en place « immédiate d’une aide d’urgence substantielle […] accessible à toutes les fermes quelle que soit leur production », dans un communiqué le 25 juin. L’exonération de la taxe sur le foncier non bâti ou les reports d’échéances MSA envisagés par le ministre de l’Agriculture sont « nécessaires, mais nettement insuffisantes », estime l’organisation pour qui les dispositifs d’assurance se sont également montrés « totalement inadaptés à la grande majorité des fermes ». La Conf’ souhaite « la mise en place d’un fonds mutualisé solidaire pour les aléas climatiques, financé par la prochaine Pac ». Elle demande également « une aide à la remise en culture » pour les deux prochaines saisons et que le « critère de non-atteinte du revenu prévisionnel » ne soit pas retenu dans l’étude du respect des engagements pour la Dotation jeune agriculteur (DJA) des producteurs touchés.
Un plan d’urgence de 6 millions d’euros en Auvergne-Rhône Alpes