Lors du Sia 2026, Soufflet Malt (filiale d’InVivo) et le brasseur Heineken ont annoncé le 23 février la signature d’un partenariat visant, entre autres, une production d’orge de brasserie répondant aux critères de l’agriculture régénérative de 30 000 t pour la récolte 2026. « Le partenariat a, en réalité, déjà commencé l’an dernier, et permis une production de 15 000 t », précise Jorge Solis, p.-d.g. de Soufflet Malt. Pour rappel, les critères de cette démarche d’agriculture régénérative ont été définis dans le programme Performances développé par Soufflet Agriculture et lancé officiellement l’an dernier. L’ambition est aussi d’étendre le projet à d’autres cultures, comme le blé, le colza, le maïs ou encore le tournesol. Les représentants de Soufflet Malt et d’Heineken ont également expliqué espérer que, à terme, les pratiques de l’agriculture régénérative deviennent le nouveau standard. « Nous offrons des primes élevées au début dans le but d’inciter les producteurs à intégrer le programme. Mais, petit à petit, au vu des économies qu’ils feront via la baisse de l’usage d’intrants, des sols plus riches etc., ils seront de moins en moins dépendants de ces primes à l’avenir », a précisé le dirigeant de Soufflet Malt. Ainsi, ces dernières, dont le montant n’a pas été communiqué, sont amenées à reculer, pour potentiellement disparaître.
Il faut dire que ces primes ont un coût pour l’aval, sans qu’il y ait pour l’instant de retour sur investissement lors des ventes aux clients en bout de chaîne. « Le problème, c’est que le consommateur final n’est actuellement pas prêt à payer plus cher une bouteille de bière émanant de l’agriculture régénérative », regrette Hervé le Faou, directeur des achats monde d’Heineken. En revanche, « entre une canette issue de pratiques durables et une autre de pratiques non durables, il choisira la première », tempère-t-il.
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Le consommateur final n’est pas prêt à rémunérer l’agriculture régénérative, regrette Heineken.
KC
Kévin Cler