Abonné

Circuit court O’Tera relance son expansion en région parisienne

- - 4 min

Créée dans la métropole lilloise en 2006 et comptant 4 magasins, l’enseigne de produits frais ouvre deux points de vente à Brétigny-sur-Orge et Coignières, les premiers hors de sa région d’origine. Elle annonce deux autres créations dans les six prochains mois.

Les 7 et 15 septembre, O’Tera, enseigne spécialisée dans la vente de produits frais en circuit court, inaugurera ses cinquième et sixième magasins respectivement à Brétigny-sur-Orge (Essonne) et Coignières (Yvelines). Il s’agit des deux premiers en dehors de son département d’origine, le Nord, où elle en exploite déjà quatre. "Le premier prend place sur 930 m2 dans la coque d’un ancien Grand Frais, le second sur 950 m2 au rez-de-chaussée d’un bâtiment d’un magasin Fly qui n’a jamais ouvert", précise Guillaume Steffe, directeur général et cogérant d’O’Tera (il détient 8 % du capital).

Créée à Villeneuve d’Ascq en 2006 par Matthieu Leclercq, fils cadet du fondateur de Décathlon, l’enseigne propose un assortiment volontairement restreint de 420 produits frais (fruits et légumes, boucherie-charcuterie-traiteur, crémerie, boulangerie-pâtisserie et liquides). "Depuis l’origine, le concept n’a pas changé et privilégie l’approvisionnement en circuit court auprès de producteurs locaux (une cinquantaine par magasin) dont nous valorisons l’image par des informations en rayon et à l’égard desquels nous jouons la transparence en indiquant en magasin la marge brute que nous réalisons (22 % sur le chiffre d’affaires en sortie caisse). Le choix assumé de proposer une référence par unité de besoin évite à nos fournisseurs d’être placés en concurrence", poursuit-il.

Des scannettes à la disposition de clients

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Pour ces deux implantations, O’Tera a dû trouver de nouveaux partenaires en Ile-de-France et continue actuellement son approvisionnement qui sera temporairement complété à Rungis. Parmi les nouveautés attendues, la mise en place de 120 scannettes par magasin pour éviter aux clients de sortir leurs achats au moment de l’encaissement, suite au test réussi cet été dans le point de vente d’Avelin. Une solution qui sera généralisée à l’ensemble du parc.

O’Tera a été l’une des premières enseignes en France à proposer ce type de concept, depuis largement repris (In Vivo, Advitam…). Elle a toutefois mis une décennie à éprouver son modèle. "L’implantation du deuxième magasin à Avelin en 2011 a été très compliquée et je me suis battu pour le conserver. Avec succès, car il est bénéficiaire depuis trois ans, comme l’ensemble de nos quatre points de vente qui ont généré un chiffre d’affaires de 36 millions d’euros en 2017", précise Guillaume Steffe.

De fait, outre le magasin historique de Villeneuve d’Ascq, le plus grand (1 400 m2) et le plus contributeur en termes de ventes, le modèle économique d’O’Tera prévoit de réaliser entre 5 et 7 millions d’euros pour chaque ouverture les premières années. Alors que fin août son chiffre d’affaires affichait une augmentation de 5 % à surface comparable, l’enseigne compte boucler l’exercice en cours à + 20 % grâce aux nouvelles ouvertures. "Et nous prévoyons le double en 2019 avec deux nouvelles créations prévues fin novembre à Saint Maximin (Oise) et, en avril 2019, à Illies (Nord)", annonce-t-il. O’Tera a vu ses effectifs passer de 100 salariés l’an dernier à 150 aujourd’hui et prévoit une vingtaine de recrutements par nouveau point de vente, tous en CDI.