L’État dégagera « 15 millions d’euros supplémentaires dès 2024 » pour apporter un « soutien renforcé » dans le cadre des « plans de souveraineté alimentaire » élaborés par les collectivités d’outre-mer, a indiqué Matignon à l’issue du Comité interministériel des outre-mer (Ciom) le 18 juillet. L’enveloppe fera partie du « complément national » du Posei (1er pilier de la Pac), précise un dossier de presse. Ces plans de souveraineté alimentaire fixent « des objectifs à atteindre pour mieux couvrir les besoins alimentaires des populations par des productions locales ». Ces objectifs sont différents pour chaque territoire, explique le cabinet de la Première ministre : « Par exemple, pour La Réunion, les indicateurs cibles sur trois ans portent sur l’élevage, qui a été identifié comme étant le plus prégnant. Pour d’autres territoires, cela peut être les fruits et légumes. » En visite à La Réunion en 2019, Emmanuel Macron avait fixé pour objectif aux territoires d’outre-mer de viser « l’autonomie alimentaire » à horizon 2030.
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Dans son allocution du 18 juillet, la Première ministre Élisabeth Borne a par ailleurs évoqué une « montée en puissance des crédits d’aide à la diversification », sans en préciser le montant ni le calendrier. Le gouvernement a aussi confirmé l’aide de 10 M€ pour les filières fruits et légumes annoncée le 12 mai pour « faire face à la hausse des prix dans l’énergie ». Réunissant 17 ministres, le Ciom a débouché sur quelque 70 mesures, dont plusieurs peuvent avoir un impact sur l’agriculture : refonte de l’« octroi de mer » (taxe sur les produits importés), renforcement du contrôle de la concurrence, développement des échanges commerciaux dans l’océan Atlantique et l’océan Indien (matériaux de construction en particulier).