Abonné

Oxol veut déployer sa solution mêlant portage foncier et agrivoltaïsme

- - 3 min
La solution d'Oxol pour aider à l'installation des agriculteurs, mêle portage foncier et agrivoltaïsme. Crédits : © Oxol

Oxol veut faciliter la transmission des fermes grâce à une solution innovante, qui associe le portage foncier à un projet d'agrivoltaïsme.

Pour faciliter la transmission des exploitations agricoles, Oxol apporte une solution innovante qui combine portage foncier et agrivoltaïsme. La société est une filiale du groupe Photosol, pionnier de l’agrivoltaïsme en France, lui-même détenu par le Groupe Rubis, distributeur d’énergie, dont les actions sont cotées sur le SBF 120 d’Euronext. « Oxol répond à deux besoins, en aidant d’une part à l’installation de nouveaux agriculteurs et ainsi répondre à l’enjeu du renouvellement des générations, tout en favorisant le déploiement des énergies renouvelables sur le territoire, explique Olivier Quenardel, responsable Portage Foncier chez Oxol. Sur 150 concurrents en agrivoltaïsme en France, trois seulement font du portage foncier, mais le modèle d’Oxol est unique en son genre. » La solution d’Oxol a d’ores et déjà été validée par une quinzaine de Safer sur le territoire, avec une première opération réalisée en 2025, l’achat de 60 hectares dans la Vienne (86) pour aider à la reprise d'une ferme, qui fait office de preuve de concept. Aujourd’hui, la société veut se faire connaitre pour gagner en notoriété. 

Lire aussi : La foncière Feve collecte 25 M€, grâce à une forte mobilisation des particuliers 

Concrètement, Oxol achète les terres, ce qui permet à l’agriculteur d’investir de son côté dans son outil de production et de pouvoir s’installer grâce à un prêt à usage garanti par la Safer. Et une fois les autorisations du chantier agrivoltaïque purgées, Oxol peut alors transférer la propriété des terres à l’agriculteur, qui recevra un loyer supérieur à son annuité de remboursement. « Oxol n’est pas une foncière au sens propre du terme et n’a donc pas vocation à garder les terres qu’elle achète sur la durée. Nous sommes un passeur de terre, insiste Olivier Quenardel. Oxol gagne de l’argent sur l’énergie, mais pas sur le foncier agricole. Et notre objectif est que l’opération ne coute rien à l’agriculteur ». 

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

électricité
Suivi
Suivre

Lire aussi : VitiVolt, un projet unique d’agrivoltaïsme testé dans les vignes du Val-de-Loire

En cas d’abandon de projet agrivoltaïque, ce qui peut arriver pour des questions notamment liées à la biodiversité, l’agriculteur peut racheter les terres. S’il ne dispose pas de trésorerie disponible, mais qu’il veut rester sur les terres, Oxol lui fera signer un bail rural pour sécuriser son activité agricole sur plusieurs années. Et ensuite, la société se rapprochera des Safer ou d’investisseurs agricoles pour revendre les terres occupées par le locataire, avec une décote. 

Oxol n’intervient que sur deux types de projets, les ovins où la surface totale minimum de la ferme doit être de 45 hectares, avec une emprise d’agrivoltaïsme au maximum sur 30% et en bovins, sur des fermes de 60h minimum, avec un objectif d’emprise maximum de 33%. Dans les deux cas, les exploitations doivent se situer à moins de 10km d’un poste source ou poste électrique du réseau de distribution d'électricité disponible.