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Bovins Pac et revenus des éleveurs au programme de rentrée de la FNB

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La Fédération nationale bovine (FNB) s’est réunie le 4 septembre en Meurthe-et-Moselle. L’affectation des soutiens de la Pac et les revenus sont au cœur des préoccupations pour cette rentrée 2013.

«Le secteur bovin-viande doit être prioritaire dans l’affectation des soutiens de la Pac », a rappelé la Fédération nationale bovine (FNB), lors d’une conférence qui se tenait en Meurthe-et-Moselle, le 4 septembre. La FNB s’est fixée des priorités, notamment sur les aides couplées. Elle souhaite obtenir une aide couplée à la vache allaitante portée à 250 euros par vache, un appui à l’autonomie alimentaire et fourragère des exploitations avec la possibilité de retourner les prairies permanentes au niveau individuel. En outre, les professionnels rappellent que les « 2% protéagineux » de l’enveloppe de couplage des aides « doivent être affectés à cet objectif d’autonomie alimentaire des exploitations d’élevage ». Au-delà de la Pac, la relance bovine nécessite un « renforcement des crédits alloués au Plan de modernisation des bâtiments d’élevage (PMBE) » ou encore « un assouplissement de l’ensemble des contraintes et charges pesant sur l’activité d’élevage ».
La réunion était aussi l’occasion de tirer la sonnette d’alarme concernant les exportations, débouché majeur pour la production française. Les exportations de viande bovine sont en net repli depuis le début de l’année 2013, a alerté la FNB. Les professionnels préconisent une mobilisation des efforts sur l’ensemble des segments (maigres, vif fini, carcasses et viande) vers la Turquie, l’Algérie ou encore le Kazakhstan.
Enfin, pour la FNB, le maintien de la production en France nécessite « une hausse des cours». Le cours des bovins maigres par exemple « ont fortement chuté » selon la FNB. Et la hausse du prix des vaches en début d’année s’est inversée mi-juillet en raison d’une baisse de la consommation. Pour rappel, le revenu des éleveurs de bovins viande est au plus bas depuis 2007. « Sur les six dernières années, il s’établit à 15 400 euros, par rapport à 29 200 euros pour la moyenne agricole», soutient la FNB. Pour soutenir le revenu des éleveurs, les professionnels tablent sur la revalorisation du prix des bovins, « en bovins maigres, comme en bovins finis ».

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