« Faire en sorte que le plus grand nombre possible de ressources du futur cadre financier pluriannuel soient spécifiquement orientées vers la Pac. C’est ça notre travail », a indiqué le conservateur italien Carlo Fidanza – rapporteur pour avis sur le futur fonds de compétitivité – lors de la réunion de la commission de l’agriculture du Parlement européen (Comagri) des 28 et 29 janvier. Des propos qui résument bien l’état d’esprit de la Comagri qui a commencé à discuter de l’ensemble des textes touchant à la réforme de la Pac post 2027 et à son budget. Tous veulent défendre un budget conséquent pour l’agriculture. Carlo Fidanza appelle les parlementaires à se concentrer sur des propositions concrètes et consensuelles « afin que notre avis soit reçu et entendu ». Même état d’esprit du côté de son confrère néerlandais Bert-Jan Ruissen (Conservateurs), en charge lui du financement d’Horizon Europe. Il plaide pour le maintien à 18 % de l’enveloppe totale des soutiens en faveur du chapitre sur la santé, la bioéconomie et l’agriculture. Et il estime qu’au sein de ce chapitre « une partie devrait même être expressément réservée à l’alimentation et la sécurité alimentaire ».
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Sur le budget de la Pac en tant que tel, le rapporteur pour avis de la Comagri, le socialiste italien Stefano Bonaccini, se félicite de la « large convergence transpartisane » sur ses propositions. Il suggère dans son projet de porter à 412,9 Md € l’enveloppe de la Pac pour 2028‑2034 en réintroduisant le second pilier de la Pac que la Commission européenne veut supprimer. L’élu espère maintenant que les demandes agricoles seront entendues par la commission des Budgets en charge du dossier, ce qui, regrette-t-il, n’a pas été le cas ces derniers temps. Et « si une nouvelle baisse du budget de la Pac se confirmait, ce que je déplore, peut-être faudrait-il renouer avec l’intervention publique sur les marchés agricoles. Après tout, si on n’a plus les moyens de compenser les conséquences de la dérégulation, il nous faut davantage intervenir sur les marchés ! », prévient le socialiste français, Éric Sargiacomo, qui vient d’être nommé rapporteur sur la réforme de l’OCM.