C’était attendu. La réunion des ministres de l’agriculture de l’UE, le 17 juillet, l’a confirmé : tant que les Vingt-sept n’y verront pas plus clair sur l’avenir des finances de l’UE – intimement lié au Brexit dont les négociations viennent de débuter –, leurs débats sur la future réforme de la Pac ne pourront pas réellement décoller. Dans ce contexte, chacun s’en tient à sa position habituelle. Les nouveaux États membres plaident pour une convergence des aides directes. Les plus libéraux, notamment ceux du nord de l’Europe, moins attachés à la Pac, veulent une simplification et des aides plus ciblées pour aider les filières à s’orienter vers les marchés. Le dernier groupe à se dessiner, historiquement attaché à la Pac, se contente à ce stade de défendre un budget suffisant pour financer, au travers du premier pilier, l’ensemble des objectifs de cette politique, y compris les nouvelles exigences des citoyens, l’environnement en particulier. La communication de la Commission européenne sur la Pac après 2020, qui est toujours promise pour la fin d’année et sera suivie de propositions législatives en 2018, devrait débloquer quelque peu les discussions qui pourront alors se focaliser sur certaines mesures plus spécifiques comme les outils de gestion des risques. Mais, là encore, sans connaître les enveloppes disponibles, difficile d’aller très loin.
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