Après avoir analysé – et critiqué – le plan stratégique français pour la Pac, l’IEEP (Institut pour la politique environnementale européenne) s’est penché dans trois nouvelles analyses publiées fin février sur les plans adoptés par l’Allemagne, l’Espagne et la Pologne. Et le verdict est le même que pour la France. Selon l’organisme, ces trois plans stratégiques manquent d’ambition dans leurs réponses aux enjeux environnementaux et climatiques.
Lire aussi : Pac : l’IEEP propose des améliorations au plan stratégique français
Principale critique adressée au plan espagnol : son manque de budget alloué aux objectifs environnementaux, qui ne présente pas de différences significatives par rapport à la période précédente. Il est donc proposé de réviser le dispositif d’éco-régimes pour renforcer les exigences et introduire des paiements récompensant des niveaux d’ambition plus élevés. Quelques améliorations sont identifiées, telles qu’un soutien accru à l’agriculture biologique et une nouvelle obligation d’enregistrement des engrais et des apports organiques sur les sols.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Pour l’Allemagne, le constat est sensiblement le même : le plan « présente une lacune particulièrement importante en ce qui concerne les objectifs climatiques, les mesures du premier pilier contribuant à peine à l’atténuation du changement climatique ». Et en ce qui concerne les problèmes liés aux eaux de surface, aux eaux côtières et aux nappes phréatiques en Allemagne, il « ne met en œuvre que le strict minimum ». Un bon point toutefois : le plan allemand met clairement l’accent sur la protection et l’amélioration de la biodiversité.
Enfin, pour ce qui est de la Pologne, l’IEEP estime que la plupart des aides prévues ne sont pas suffisamment subordonnées à la mise en œuvre de pratiques agricoles durables. « Le transfert de plus de 1,5 milliard d’euros du pilier II au pilier I, ainsi que le grand nombre d’interventions qui pourraient bénéficier à l’environnement et au climat, mais dont l’impact est limité en raison de budgets restreints, illustrent encore le manque de priorité accordée à l’environnement, au climat et au développement rural ».