Lors d’un point presse, le syndicat majoritaire a brossé quelques orientations de sa position sur la future Pac, renvoyant toutefois à plus tard le débat sur la déclinaison nationale.
Le débat – généralement dur – sur la déclinaison française de la Pac, celle qui s’appliquera à partir de 2027 ou 2028, n’aura pas lieu au congrès de la FNSEA 2026, mais au suivant. En attendant, la FNSEA a profité d’un point presse le 28 février au Salon de l'agriculture pour préciser certaines positions. Sur l’actuel premier pilier de la Pac, le syndicat majoritaire a évoqué l’idée que les aides découplées soient également conditionnées à des indicateurs de productivité, tout comme le sont actuellement certaines aides couplées. « Nous ne voulons pas d’une agriculture de patrimoine. Nous voulons peut-être des indicateurs minimums de productivité », a expliqué Yannick Fialip, membre du bureau de la FNSEA.
Concernant les futures aides à la transition – qui pourraient inclure les actuels éco-régimes (premier pilier) et les MAEC (second pilier) –, la FNSEA demande la plus grande stabilité, notamment pour les éco-régimes : « On ne veut pas changer tous les ans de règles de fonctionnement. Nous voulons de la lisibilité. » À l’occasion des vœux à la presse de Chambres d’agriculture France le 14 janvier, ses représentants nationaux avaient présenté leurs pistes pour les zones intermédiaires (ZI), comptant notamment sur les futures mesures de transition de la Pac post-2027. « Il faut que les MAEC puissent permettre d’accompagner des projets », expliquait le vice-président Guillaume Lefort.
Fonds de compétitivité européen en vue
Au Salon, le vice-président du Copa-Cogeca, Franck Sander, a aussi émis le souhait de sanctuariser, pour l’agriculture, une partie du futur fonds de compétitivité européen, actuellement fléché vers de grandes thématiques. « Nous avons besoin d’investir dans la recherche, a déclaré le betteravier français. Il faut orienter des fonds non seulement de cohésion, mais aussi d’investissement. » La FNSEA souhaite pouvoir faire émerger des investissements en matériel chez les agriculteurs ou en recherche et développement dans les sociétés d’agrofourniture.
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Lors de la visite d’une ferme il y a quelques semaines, Emmanuel Macron s’était dit favorable à des « objectifs de production européens ». L’Élysée a précisé le 21 février que leur déclinaison technique est encore ouverte et pourrait mobiliser les programmes opérationnels (PO) pour certaines filières, ou le fonds pour la compétitivité en ce qui concerne les engrais. Les eurodéputés lorgnent également sur cette enveloppe de 450 milliards d’euros (Md€). Pour rappel, elle réunira quatorze programmes, dont 20 Md€ pour les secteurs de la santé, des biotechnologies, de l’agriculture et de la bioéconomie, ainsi que 40 Md€ en innovation.
MR