Abonné

Pac post-2027 : la France loin d’être le principal bénéficiaire de la rallonge budgétaire

- - 2 min

À l’occasion des vœux à la presse des Chambres d’agriculture France, le 14 janvier, leur vice-président Guillaume Lefort a présenté les calculs réalisés par le réseau consulaire qui montrent que la France ne sera pas le principal bénéficiaire de la récente rallonge budgétaire proposée par la Commission européenne pour la future Pac. Ainsi, l’avance de 45 milliards d’euros (Md€) et la possibilité de consacrer l’« objectif rural » de 48,7 Md € à des mesures agricoles annoncées par Bruxelles, conduiraient, selon ces mêmes calculs, à une hausse de 2 % du budget de la Pac par rapport à la période actuelle – alors que la proposition initiale de juin correspondait à un budget de la Pac en recul de 20 %. Mais pour la France, il s’agirait d’une baisse de 13,3 % en raison de la méthode de répartition des fonds qui favorise les États membres disposant d’une moindre part consacrée à la Pac dans les futurs Plans de partenariat nationaux et régionaux (soit le fonds unique).

Lire aussi : Pac : une rallonge pour apaiser la grogne agricole

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Commission européenne
Suivi
Suivre

Une analyse que partage le chercheur irlandais spécialiste de la Pac Alan Matthews dans un billet du 7 janvier. Selon lui, les pays qui ont adhéré à l’UE le plus récemment bénéficieraient d’une augmentation de leurs enveloppes Pac supérieures à la moyenne de l’UE (par exemple, 39 % pour la Slovaquie, 35 % pour la Pologne, 28 % pour la Hongrie). En revanche, « les États membres plus anciens (à l’exception du Portugal et de la Grèce) recevraient une augmentation de leur budget Pac inférieure à la moyenne européenne. Si les hausses pour l’Italie (15 %) et l’Espagne (11 %) sont significatives, celles pour la France (6 %), l’Autriche (4 %) et l’Irlande (4 %) le sont beaucoup moins », constate-t-il. Et de conclure avec malice que « du point de vue du Mercosur, Giorgia Meloni a largement atteint son objectif d’obtenir un soutien accru pour les agriculteurs italiens, tandis que d’autres opposants majeurs (la France, l’Autriche et l’Irlande) ont obtenu des résultats bien moins favorables ».