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Pac post-2027 : le Parlement européen poursuit sa préparation

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Alors que la proposition législative de la Commission européenne est attendue le 16 juillet, le projet de résolution sur la future Pac post-2027, préparé par l’élue espagnole Carmen Crespo Diaz du PPE (droite), poursuit son chemin avec plus de 1 500 amendements déposés (ici, ici, ici, ici et ). L’Irlandais Barry Cowen (centriste libéral), rapporteur fictif de son groupe politique sur cette question, a dévoilé, le 6 mai, son papier de position sur le sujet. Il met principalement l’accent sur la sécurité alimentaire. Selon lui, le budget devrait tenir compte de l’inflation sous peine d’ici 2034, d’avoir d’ici 2034, « un manque à gagner de 250 milliards d’euros ». Il propose, en outre, une structure en trois piliers, ajoutant un volet autonome dédié aux mesures environnementales (en couplant les éco-régimes et les mesures agroenvironnementales). Celui-ci devrait, pour lui, « récompenser les agriculteurs pour leurs efforts en matière de développement durable sans les encombrer de formalités administratives ». Il aborde également la question du renouvellement générationnel, l’un des plus grands défis auxquels l’agriculture de l’UE est confrontée.

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De son côté, le PPE (droite), principale force politique à Strasbourg, a profité de son congrès le 30 avril à Valence (Espagne) pour adopter une résolution concernant la politique agricole de l’UE. L’autoproclamé « Parti des agriculteurs » souhaite que la Pac, « politique européenne stratégique essentielle », soit financée de manière adéquate et avec une répartition équitable du soutien. Au-delà du financement, le PPE plaide pour « un modèle simplifié et flexible, basé sur des incitations plutôt que sur des charges bureaucratiques » et « une plus grande réciprocité dans les accords commerciaux » pour « mieux protéger la production alimentaire en Europe ». L’accent est également mis sur la productivité et la compétitivité avec des règles environnementales « réalistes ». Il souhaite en outre proposer des mesures pour une meilleure adaptation au changement climatique, via une réserve de crise agricole « adéquatement financée » et la promotion de l’innovation.