Les ministères français de l’agriculture et de l’écologie ont lancé une procédure de consultation du public sur les programmes de cultures expérimentales d’OGM en 2004. Les parties intéressées ont la possibilité de s’exprimer du 10 au 24 mai 2004 sur l’adresse E-mail [email protected]. À l’issue de cette consultation, le gouvernement annoncera les décisions relatives à ces nouveaux programmes de recherche 2004. L’an passé, la même opération avait suscité 565 e-mails de contestation. Sur les huit maïs OGM qui doivent être testés en France en 2004, 7 sont résistants aux herbicides et/ou tolérants aux insectes (pyrale et/ou chrysomèle du maïs). Les essais seront menés par Monsanto, Pioneer, le Geves (un laboratoire de recherche qui teste des maïs OGM dans le cadre d’inscription au Catalogue officiel) et Biogemma (une filiale du semencier Limagrain qui teste notamment du maïs modifié pour l’étude de la biosynthèse de la lignine). Sur les 66 essais proposés, 50 devraient se situer en Midi-Pyrénées, une perspective qui suscite les protestations du président du conseil régional. La liste des essais prévus en France pour 2004 peut-être consultée sur le site www.ogm.gouv.fr, rubrique Actualités.
Un lot de semences de maïs sur cinq importés en France contient des OGM
Des analyses effectuées en 2003 par la Direction générale de l’alimentation (DGAL) sur des lots de semences importées en France ont révélé qu’un échantillon sur cinq contient des OGM. La DGAL précise que « dans la totalité des cas, le taux de présence fortuite observé est inférieur à 3 % ». Les analyses ont été conduites sur 235 échantillons provenant de 12 pays différents. Près de la moitié des lots en provenance des États Unis (21 sur 47) et la totalité des lots en provenance de Turquie (4 sur 4) qui ont été analysés contiennent des OGM. La proportion est plus faible pour les lots en provenance du Chili (14 sur 77), d’Afrique du Sud (4 sur 15) et de Hongrie (4 sur 61). L’événement Mon 810 de Monsanto, qui rend la plante résistante à la pyrale, a été détecté dans les deux tiers des cas. La DGAL précise que deux lots contenaient des OGM non autorisés. L’un a été réexporté et l’autre, qui correspondait à des semences expérimentales, a fait l’objet d’une traçabilité complète.
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Des plants de blé transgénique détruits en Allemagne
Des militants OGM ont détruit une parcelle de 400 m2 de blé transgénique de Syngenta près de Bernburg, dans l’est de l’Allemagne dans la nuit du 5 au 6 mai. Selon les autorités régionales de Saxe-Anhalt, le pays ne compte pas moins de 29 sites de cultures expérimentales d’OGM (maïs, pour l’essentiel) dans des lieux conservés secrets. Les récoltes issues de ces essais seraient destinées uniquement à l’alimentation animale.
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