Les mois et les années qui viennent s’annoncent difficiles pour les sociétés de restauration collective (SRC) françaises, si l’on en croit les grandes lignes d’une étude publiée fin janvier par le cabinet Xerfi-Precepta. Après un coup d’arrêt en 2019/2020 lié aux conséquences de la pandémie de la Covid-19 (confinements, fermeture des écoles, recours massif au télétravail et à l’enseignement à distance) et qui se traduit par des retraits d’activité de 12 à 20 % pour les trois majors françaises (Sodexo, Elior et Compass), les SRC devraient voir une amélioration limitée de leur chiffre d’affaires. « Il ne devrait ainsi augmenter que de 2 % en 2020-2021 avant de rebondir de 15 % en 2021-2022 », selon les prévisions des experts de Xerfi-Precepta.
Le travail à distance, qui pourrait entrer davantage dans les habitudes, oblige les SRC à repenser leur façon d’aborder leur marché et à développer des solutions alternatives comme la commande de repas au bureau ou au domicile des salariés. En outre, les SRC devront prendre en compte l’attitude des donneurs d’ordre et des clients finaux plus enclins à moins dépenser qu’avant la pandémie. Les SRC « peineront aussi à échapper aux fortes pressions sur les prix et les marges alors même que se rapproche l’échéance du 1er janvier 2022 imposée par la loi EGalim pour proposer des produits de qualité ».
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La forte concentration du marché français entre les trois grands acteurs Sodexo, Elior et Compass (2/3 du marché) ne devrait pas être remise en cause par la crise actuelle grâce notamment à leur portefeuille d’activité diversifié entre la restauration, le facility management et les services B to C.