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Fruits d'été Pêches : une filière qui se porte bien

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Alors que la saison bat son plein, la campagne 2015 de pêches s'annonce satisfaisante. Méteo favorable, rendements corrects, qualité excellente et cours à la hausse. La pêche, une filière qui semble tirer les fruits d'une organisation efficace.

Avec une météo des plus clémentes – temps chaud et sec – la production de pêches 2015 a fait une première partie de saison sans faute. « Il faudra juste rester vigilant pour bien prendre le virage post-14 juillet » indique Raphaël Martinez, directeur de l'AOP (Association d'organisations de producteurs) Pêches et abricots de France, mais la filière française semble optimiste.

Si la saison a démarré timidement au niveau des récoltes, la production est désormais « relativement importante », atteignant près de 9 000 tonnes la semaine dernière (13-18 juillet) pour les entreprises membres de l'AOP. Les cours aussi sont au beau fixe, affichant une grande fermeté. Après une année 2014 difficile, 2015 a démarré sur les chapeaux de roue, avec des prix qui flirtent avec ceux de 2013. « On tourne autour des 1,60€/kg en moyenne en calibre A », indique Raphaël Martinez. Chez nos voisins espagnols, le prix est moitié moindre, à peine 80 cts. Comment alors la production française arrive-t-elle à faire face à cette concurrence ? « On se défend ! » affirme Raphaël Martinez avec assurance qui explique que le dynamisme de la pêche française est « un subtil alliage de considérations nationales et d'organisation de la filière ».

« Tous dans le même bateau »

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L'AOP Pêches et Abricots de France, qui regroupe 37 entreprises, 1 300 exploitations fruitières, 10 000 hectares et un potentiel de 120 000 tonnes de récolte, représente 70% de la production nationale de pêche-nectarine. « On est tous dans le même bateau, indique Raphaël Martinez, c'est pour ça que ça marche ». La filière organise d'ailleurs la saison 2015 depuis le mois de novembre dernier. « On a des partenariats, on travaille avec les distributeurs, on prépare des campagnes de communication, et, en plus, la grande distribution française joue le jeu ». En effet, les chiffres le confirment : 70% des pêches sur le marché français sont issus de la production nationale. Même s'il n'existe pas de données chiffrées, la tendance se confirme : « Le j'achète français se développe » assure Raphaël Martinez.

Ce modèle d'organisation est sensiblement identique à celui des filières tomate, concombre, fraise, pomme et poire. À chaque fois, il fait preuve d'efficacité. Les résultats concrets du travail commun entre producteurs et distributeurs pourraient peut-être convaincre d'autres filières de s'en inspirer.