La distribution doit anticiper un « risque de pénurie momentanée », fait savoir l’AOPn Pêches Abricots, le 6 juin dans un communiqué, « et a minima de décalage flagrant entre des annonces de prix bas et une offre limitée », « qui ne permettra pas de réaliser les opérations promotionnelles trop agressives ». En effet, « la production européenne de fruits d’été sera limitée », à cause notamment de la météo en Grèce et Espagne. En abricots, le volume européen attendu est de « 500 000 t » (-10 % sur un an), « dans la moyenne des cinq dernières années, marquées par des accidents climatiques ». En pêches et nectarines, moins de 2,6 Mt sont prévues en France, Grèce, Espagne et Italie (-6 % sur un an, + 7 % par rapport à la moyenne 2019-2023), avec une probable révision à la baisse prochainement. « Dans les deux cas, avertit l’AOPn, de nombreux experts estiment que les prévisions surestiment la réalité, les agriculteurs et organisations professionnelles redoutant que la clientèle ne fuie vers d’autres origines afin de sécuriser leur sourcing. ».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
La France n’est pas épargnée, avec des prévisions actualisées d’« à peine 100 000 t d’abricots et 200 000 t de pêches ». En conséquence, « l’offre hexagonale couvrira à peine les besoins du marché national si les conditions météorologiques sont favorables ». Des ennuis qui ne datent pas d’hier : « On constate un potentiel européen de fruits d’été en baisse structurelle depuis dix ans en pêches et cinq ans en abricots », s’inquiète l’association, « sous l’effet conjugué du changement climatique qui fragilise les cueillettes, de résultats économiques aléatoires qui découragent nombre d’investisseurs, et des difficultés de recrutement de main-d’œuvre ».