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Oléoprotéagineux Perspectives favorables pour le pois, problématiques pour le colza

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Une année correcte en pois et féveroles, une production de colza en forte baisse, du tournesol très en retard, des rendements prometteurs en soja, tel est le bilan 2013 livré par Proléa. Une progression des surfaces est attendue en pois. Les intentions de semis en colza laissent apparaître une baisse.

Les récoltes 2013 en oléagineux et protéagineux montrent des situations pour le moins contrastées. Une année correcte en pois et féveroles, une production de colza en forte baisse, du tournesol très en retard, des rendements prometteurs en soja, tel est le bilan de la récolte 2013 livré le 4 septembre par Proléa, la filière des huiles et protéines végétales. En pois, le rendement moyen de 45 q/ha apparaît correct, malgré des disparités entre parcelles. La féverole décroche légèrement par rapport à la moyenne.
« Rendements corrects, prix élevés, prime couplée maintenue, pas de grosses difficultés jusqu’à la récolte : le bilan 2013 des protéagineux est satisfaisant et de bon augure pour 2014 », a estimé Benoît Carrouée devant la presse. Un avis fondé notamment sur des conditions de marché favorables. L’écart de prix entre le pois pour l’alimentation animale et le blé est resté important, souvent de l’ordre de 50 euros la tonne, grâce à la bonne tenue du soja. « On peut espérer une reprise du pois en termes de surfaces cultivées », a-t-il lancé.
 
Diversifier en régions intermédiaires
Le colza s’en tire moins bien, avec un rendement estimé fin août à 31 q/ha par le Cetiom, inférieur de 10 % à la moyenne quinquennale. « Une leçon de cette campagne est la fragilité des régions intermédiaires, a jugé le président du Cetiom Bernard de Verneuil. Leur diversification permettrait d’y remédier. » Les intentions de semis seraient en légère baisse, passant de 1,6 M ha en 2012 à 1,5 M ha en 2013. De bien meilleures conditions d’implantation sont signalées par rapport à l’an dernier. Une inquiétude demeure toutefois dans le Berry, en raison des conditions sèches.
« Le tournesol subit un retard extrême, au point que se pose la question de comment récolter », a indiqué Fabien Lagarde. Avec un décalage d’environ 15 jours, les premières coupes interviendraient vers la mi-septembre. Une incertitude plane sur les rendements.

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