La commissaire européenne à la sûreté alimentaire, Stella Kyriakides, était venue présenter le 30 juin devant la commission de l’Environnement du Parlement européen (Comenvi), en terrain conquis a priori, ses propositions de révision de la directive européenne sur l’utilisation durable des pesticides qui doivent permettre d’atteindre l’objectif de réduction de leur usage de 50 % d’ici 2030. Mais plusieurs eurodéputés, notamment centristes mais aussi conservateurs et démocrates-chrétiens, ont critiqué ces propositions qui risquent, selon eux, de peser sur la sécurité alimentaire. La Suédoise Emma Wiesner (centre) a notamment regretté que l’étude annoncée sur la sécurité alimentaire n’ait pas été réalisée avant la proposition : « Nous ne pouvons pas nous permettre d’introduire une législation qui aura un impact sur les niveaux de récolte à long terme de l’UE ainsi que sur la sécurité alimentaire mondiale. »
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D’autres parlementaires (des Verts, de la Gauche et des sociaux-démocrates principalement) s’inquiètent au contraire des flexibilités laissées aux États membres et des moyens dont disposera la Commission européenne pour les contraindre à atteindre leurs objectifs. C’est notamment le cas de l’Autrichienne verte Sarah Wiener (Autriche) qui a été nommé rapportrice du texte. « Il n’est pas envisageable qu’un État membre n’atteigne pas son objectif. Il faut des objectifs ambitieux. Et si les avancées sont trop lentes, nous agirons », leur répond Stella Kyriakides.