Les ONG PAN Europe et Nature et Progrès ont décidé, le 17 mars, d’assigner en justice le ministre de l’Agriculture belge, David Clarinval, accusé de ne pas respecter la réglementation européenne sur les pesticides en accordant des dérogations à l’utilisation de molécules interdites au niveau européen. Dans un arrêt rendu le 19 janvier, la Cour de justice de l’UE a estimé que les États membres ne pouvaient pas accorder de dérogations à l’utilisation de molécules actives « expressément interdites ». Or, dénoncent les deux ONG, le jour même la Belgique accordait pour les plantes ornementales sous serre une dérogation à l’Indoxacarbe, insecticide interdit dans l’UE depuis 2022. Une autorisation temporaire qu’elles jugent illégale. PAN Europe a aussi dévoilé un courrier envoyé par la Belgique à la Commission européenne et aux autres États membres dans lequel les services du ministre promeuvent « une interprétation très restrictive de l’arrêt de la CJUE qui permettrait de continuer à fournir des dérogations pour des pesticides hautement toxiques, autres que les néonicotinoïdes ». Afin de clarifier les règles européennes en la matière, la Commission européenne est en train de préparer de nouvelles lignes directrices qui devraient être publiées avant l’été après consultation des États membres.
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