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Pesticides : la fronde se poursuit au Parlement européen

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L’offensive du groupe démocrate-chrétien (PPE) au Parlement européen contre le règlement sur l’utilisation durable des pesticides (et ses objectifs de réduction drastique de l’utilisation des pesticides à l’horizon 2023) se poursuit. Quelque 2 800 amendements – en vue d’adopter le projet de rapport de la rapportrice Sarah Wiener en septembre – ont été déposés en commission de l’Environnement (principale responsable du dossier) alors que le délai de dépôt des amendements était fixé au 30 mars. Et parmi eux, certains portés par le PPE proposent le rejet pur et simple de la proposition initiale de la Commission européenne. L’Autrichien Alexander Bernhuber (chef de file du PPE sur ce dossier) a regretté lors de l’audition de la commissaire européenne à la Santé, Stella Kyriakides, le 30 mars que Bruxelles ne soit pas assez ambitieuse dans le cadre de l’étude d’impact complémentaire qu’elle mène à la demande des États membres (dont la publication est attendue au plus tard pour le mois de juin). Il a demandé une évaluation de grande ampleur en la matière, espérant que cela aboutira à une révision de la proposition : « Nous ne savons pas comment les objectifs vont affecter certaines cultures spécifiques. Nous ne savons pas non plus quelles surfaces seront concernées par l’interdiction dans les zones sensibles dont la définition reste floue ». La Commisson européenne s’est engagée à réexaminer ces points. Mais pour Alexander Bernhuber il faut de toute façon « reporter toute nouvelle loi qui rendrait la production de l’alimentation plus onéreuse » visant par la même occasion la proposition de législation sur la restauration de la nature.

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Par ailleurs, Paolo De Castro (social-démocrate, Italie), membre de la commission parlementaire de l’Agriculture, a déposé le 31 mars une question écrite demandant à la Commission de clarifier sa position après qu’un de ses représentants a déclaré, lors d’un échange sur le projet de texte sur la restauration de la nature, que « les scientifiques ont conclu que notre système de production alimentaire en Europe n’est plus durable, ni d’un point de vue économique, ni d’un point de vue social, ni d’un point de vue environnemental ». Une remarque qui avait fortement irrité plusieurs parlementaires.