Abonné

Pesticides : les néonicotinoïdes pas seulement nocifs pour les abeilles

- - 2 min

Selon une étude britannique menée par l’Université du Sussex, et publiée le 13 juin dans le Journal of Applied Ecology, les néonicotinoïdes s’accumulent dans le sol et l’eau à des niveaux qui pourraient nuire à un large éventail d’animaux. La Commission européenne a décidé de fortement restreindre à partir du 1er décembre 2013 l’usage des trois principaux insecticides néonicotinoïdes (Iimidaclopride, thiaméthoxame et clothianidine). Selon le professeur Dave Goulson, qui a dirigé l’étude, l’impact sur les abeilles ne pourrait être que « la partie immergée de l’iceberg ». L’étude qui repose sur une analyse de plusieurs recherches, estime que 90% des néonicotinoïdes vont dans le sol et s’infiltrent dans les eaux souterraines, où ils persistent pendant des années. On les retrouve alors dans les plantes sauvages consommées par d’autres animaux que les abeilles. Les niveaux identifiés dans les sols, les cours d’eau et les plantes en bord de champ peuvent atteindre des concentrations qui dépassent la DL50, c’est-à-dire la dose à partir de laquelle 50% des individus d’une population sont tués. Par ailleurs, l’étude met également en évidence des risques pour les oiseaux granivores, comme les perdrix, qui, s’ils mangent seulement quelques graines traitées avec des néonicotinoïdes, peuvent mourir.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Commission européenne
Suivi
Suivre