Lors de la journée alliacée organisée par le CTIFL le 30 janvier dernier, Carole Halgand ingénieur de recherche en cultures légumières plein champs, a relevé l’évolution du statut de « majeur » à « mineur » pour cinq usages phytosanitaires sur dix existants en oignon et deux sur sept en poireau. Ces changements ont été actés dans la nouvelle version du catalogue des usages phytosanitaires publiée en août 2023 qui abroge la version d’avril 2021. La plupart des légumes plein champ encore concernés par des usages majeurs, à l’image des carottes et des choux, ont subi la même évolution. C’est aussi le cas pour les cultures sous abri ou moins mécanisées. La catégorie cucurbitacée à peau comestible, qui comprend notamment courgette et concombre, voit son nombre d’usages majeurs passer de dix à trois. Selon Carole Halgand, d’autres évolutions pourraient encore intervenir dans ce sens courant 2024. L’interprofession des légumes industriels (Unilet) prévoit des annonces dans ce sens lors du salon de l’agriculture.
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Le changement de statut d’un usage de majeur à mineur présente une importance capitale dans le cadre de la gestion des usages orphelins de plus en plus nombreux en légumes. En France, un usage mineur peut en effet bénéficier depuis 2018 d’une extension d’homologation d’un produit déjà homologué sur une autre culture. Cette procédure simplifiée, vis-à-vis d’une demande d’homologation classique pour un nouvel usage, peut ouvrir un accès facilité aux cultures légumières. D’autant plus que la réglementation précise que cette demande d’homologation peut être réalisée par un organisme autre que la firme phytosanitaire à l’origine du produit. Un avantage non négligeable pour des filières à petites surfaces dont l’intérêt économique ne justifie pas toujours le lancement d’une procédure d’homologation standard.