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Photovoltaïque et éolien pourraient voir leur part augmenter, selon RTE

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Le Réseau de Transport d’Electricité (RTE) et l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) ont publié le 27 janvier un rapport confirmant la faisabilité technique d’un mix électrique français basé sur de fortes proportions d’énergies renouvelables (EnR) électriques, notamment solaire, photovoltaïque et éolien. Ce rapport étudie deux options qui conduisent toutes deux « à augmenter considérablement la part de la production des EnR variables ». L’une prend en compte un partage de la production d’électricité entre les EnR et un parc nucléaire rénové, l’autre est fondée sur la perspective d’atteindre un système « 100 % EnR ».

Le rapport, qui expose les conditions de parts élevées des EnR dans le mix électrique, estime qu’il faudra « développer la flexibilité de manière très significative », autrement dit qu’il faudra parvenir à stocker ces énergies intermittentes et saisonnières (plus d’éolien en hiver, plus de photovoltaïque en été). Cette flexibilité nécessite « de nouvelles unités de pointe pilotables : ces dernières utilisent actuellement des combustibles fossiles, mais pourraient à l’avenir avoir recours à d'autres combustibles comme l'hydrogène (produit lorsque les éoliennes ou les panneaux photovoltaïques ont un fort rendement) ou le biogaz ». La Stratégie nationale bas-carbone (SNBC) « ne prévoit pas le recours massif à la biomasse ou aux biogaz pour la production d'électricité », note toutefois le rapport.

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Ce dernier cite aussi des installations hydrauliques de pompage-turbinage. Il mentionne également le « power-to-gas », qui consiste à utiliser l’électricité, produite en période de pointe de production, à la transformation de l'hydrogène en méthane de synthèse par méthanation (hydrogène + CO2). Cette opération « est d'autant plus intéressante qu'elle se fonde sur le recyclage de CO2 ».

Une nécessité, stocker ces énergies intermittentes et saisonnières