Le Conseil supérieur de l’énergie (CSE) s’est penché le 6 mars sur une baisse des tarifs pour le solaire en toiture. Un projet d’arrêté, mis en consultation par le gouvernement, réduit le soutien au développement du photovoltaïque sur bâtiment, hangars et ombrières. Particulièrement visées, les installations de 100 à 500 kWc (segment des moyennes toitures dit S21) se voient appliquer une baisse de 10 % de leur prix d’achat d’électricité « rétroactive au 1er février 2025 », d’après le Ser (Syndicat des énergies renouvelables). Le tarif est ainsi ajusté « en maîtrisant la dépense publique », avait indiqué le 12 février le ministère chargé de l’Industrie et de l’Energie. « Ce soutien sera réservé, dès juin 2026, aux projets faisant l’objet d’un approvisionnement résilient européen », afin d’« offrir des débouchés aux usines » de l’UE. Dans une lettre ouverte à François Bayrou le 19 février, les syndicats de la filière solaire et la FNSEA avait alerté sur le risque d’un « coup d’arrêt brutal ». Les mesures envisagées par le gouvernement vont affecter, selon eux, notamment « les agriculteurs, particuliers, entreprises du tertiaire et industriels qui comptaient sur le photovoltaïque pour réduire leur facture énergétique et diversifier leurs revenus ».
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À plus long terme, de sombres perspectives s’annoncent avec la PPE 2025-2035. Cette feuille de route pour l’énergie prévoira des ajustements sur les objectifs en matière d’énergie solaire, a appris le 4 mars l’AFP auprès du cabinet du ministre chargé de l’Energie. Dans un avis, le Haut-Commissaire Vincent Berger estime que « la stratégie volontariste de l’offre fait peser un risque de surproduction [d’électricité] si les possibilités d’exportation ne sont pas au rendez-vous ». Et de prôner une « revue à la baisse » de « la croissance du photovoltaïque » dans la PPE.