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Phytos : le collectif des victimes de l’Ouest pointe des défaillances au FIVP

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Le collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest adresse plusieurs critiques au fonds d’indemnisation des victimes de pesticides (FIVP) géré par la Mutualité sociale agricole (MSA), ainsi qu’à la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM), dans le compte rendu de son activité daté du 7 septembre. L’association basée près de Rennes, qui rayonne dans le Nord-Ouest, accompagne les victimes de pesticides pour obtenir la reconnaissance de maladie professionnelle. Elle déplore que le FIVP et les deux organismes de santé « ignorent » ses courriers « même après relance », « contrairement » à leur engagement pris en début d’année. Elle dénonce leur « refus systématique » sur ses demandes de révision de taux d’incapacité permanente (IPP) et de date de consolidation des pathologies. Elle regrette aussi que « quand le FIVP demande une expertise médicale, il soit bien souvent juge et partie ». En outre, concernant les demandes d’anciens affiliés au régime agricole ayant basculé dans le régime général, l’association estime que « la CPAM fait régulièrement preuve de mauvaise foi en ne traitant pas le dossier selon le tableau du régime agricole ». Par ailleurs, elle pointe du doigt le fait que « certains médecins-conseils refusent la présence du conjoint lors de visites médicales », et regrette enfin la lourdeur et la complexité des démarches administratives.

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Depuis le début d’année, l’association a obtenu la reconnaissance de 21 maladies professionnelles, a indiqué le président du collectif Michel Besnard le 16 septembre. Parmi les maladies reconnues figurent 10 cancers de la prostate, un cancer des ovaires, un cancer colique, trois lymphomes et/ou myélome, et six maladies de Parkinson. Seul le cancer des ovaires a été reconnu par la CPAM, selon M. Besnard.

Le FIVP, « bien souvent juge et partie »