Selon une étude prospective de l'Institut français de la vigne et du vin (IFV), les critères d'exclusion de molécules phytosanitaires proposés par l'Union européenne « pourraient conduire à des impasses techniques » dans la lutte contre les principales maladies (mildiou, oïdium et pourriture grise) et ravageurs de la vigne. D'après l'IFV, si toutes les molécules aujourd'hui autorisées en viticulture et qui sont sur la sellette disparaissent, avec le manque de solutions alternatives, la vigne ne pourrait plus être protégée efficacement. Ainsi, une pression forte en mildiou pourrait mener, par endroits, selon les millésimes et les régions viticoles, à une destruction totale de la récolte. L'IFV souligne que des pertes quantitatives et qualitatives occasionnées par des « protections affaiblies ou inopérantes » auraient « obligatoirement des répercussions sur le revenu et l'emploi viticoles, et, au-delà, sur les résultats de la filière à l'export comme sur le marché intérieur ».
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