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Phytosanitaires : les industriels s’adaptent au Pacte vert européen

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Dans un souci d’adaptation aux objectifs ambitieux de la Commission européenne, fixés dans le cadre du Green deal, l’Association européenne pour la protection des cultures (ECPA) a lancé le 7 septembre un ensemble de six engagements visant notamment à investir plus de 10 Mrd € dans l’agriculture de précision et les technologies digitales et 4 Mrd supplémentaires dans les biopesticides d’ici 2030. « Cela permettra notamment d’accélérer la capacité des agriculteurs à lutter contre les parasites, les mauvaises herbes et les maladies, tout en protégeant l’environnement », précise l’ECPA. En parallèle, elle prévoit d’intensifier le recyclage des déchets en portant le taux de collecte des conteneurs plastiques vides de pesticides à 75 %, notamment en établissant un système de collecte dans les États membres de l’UE qui n’en ont aucun d’ici 2025. Enfin, l’ECPA entend former d’ici 2030 un million d’agriculteurs à la mise en œuvre de la lutte intégrée contre les ravageurs, à la protection de l’eau et à l’importance des équipements de protection individuelle (EPI). L’objectif pour l’ECPA est de réduire l’exposition aux risques pour les agriculteurs et la société.

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« Le Pacte vert européen élaboré par la Commission est une réelle opportunité pour notre secteur de se réinventer, de mener une réelle transformation afin de proposer des produits innovants aux agriculteurs. Nous voulons être une partie de la solution pour relever le défi du changement climatique », explique Géraldine Kutas, directrice générale de l’ECPA. Toutefois, les industriels du secteur ont indiqué lors d’une webconférence organisée le même jour, la difficulté qui sera la leur de réduire de 50 % les risques et l’utilisation de pesticides d’ici 2030. Ils appellent ainsi la Commission européenne à mener une analyse d’impact pour évaluer si ces objectifs ne viennent pas à terme compromettre la sécurité alimentaire en Europe.